Interview avec Anaïs Millon (Version Francaise)

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Quand as-tu commencé à danser?

J’ai un parcours un peu particulier. Ma mère était professeur de danse classique et de modern-jazz quand j’étais petite.

J’ai fais des cours de danse à 5/6 ans pendant 1 an, mais j’ai détesté! Je voulais faire de la gymnastique, des roulades et des saltos.

Du coup ma mère m’a inscrite à la gym. Jusqu’à mes 8 ans, je ne faisais pas de danse, mais je suis vite passée à un niveau supérieur. Je suis rentrée en sport-étude, je m’entrainais 30 heures par semaines, et j’avais des compétitions le week-end.

Et, à mon grand regret à l’époque, (mais merci pour aujourd’hui), nous avions une chorégraphe, avec qui on travaillais plusieurs heures par semaines, la danse classique, les chorégraphies, et la barre au sol, tout ce que je détestais. Mais c’était nécessaire pour la tenue du corps et pour les compétitions au sol.
J’ai arrété la gymnastique à 19 ans pour faire des sports de combats.

Puis vers entre mes 24 ans et mes 29 ans, je sortais beaucoup en discothèque. J’allais danser dans les soirées zouk (zouk antillais), hip-hop, afro, pour m’amuser. J’avais ma sœur à l’époque qui était une danseuse internationale de salsa, donc je sortais aussi un peu en salsa.

Entre mes 27 ans et mes 29 ans, j’ai travaillé en tant que danseuse les week-end en discothèque pour une marque d’alcool.

Quelle était ta formation?

J’ai différentes formations.

A 15 ans j’ai passé une formation de base pour enseigner la gymnastique. J’ai enseigné 2 ans puis j’ai arrété.

Puis j’ai passé une formation de juge en compétition, apprendre à voir les défauts des gymnastess pour juger leur performance, et j’ai donc jugé des compétitions jusqu’à mes 19 ans.

A 17 ans, j’ai passé une formation pour encadrer des enfants, puis à 19 ans je me suis professionnalisée dans ce domaine. 
Je travaillais dans un centre social pendant 10 ans, avec des jeunes de 12 à 25 ans. Je faisais des activités physiques et artistiques (type peinture,…), de l’aide aux devoirs avec eux après l’école et pendant les vacances, j’organisais leurs vacanceset leur temps extra-scoalires. 
 
Quand et comment as-tu trouvé la kizomba?

J’ai découvert la kizomba à Paris en 2009 dans la soirée où je travaillais. 

Ma sœur, Noémie Millon et son partenaire à l’époque, Leon Rose, ont monté la soirée AGUA en 2009  sur une péniche, avec une salle salsa on 1 et une salle Kizomba. Ils ont découvert la kizomba à londres, et se sont dit qu’il serait intéressant de développer ça en France. Ce n’était pas du tout connu en France à l’époque, à part par une toute petite communauté. 

Ils ont donc trouvé un professeur pour le faire. 

Moi je leur donnais un coup de main dans la gestion de la soirée, et je ne connaissais pas du tout cette danse. Mais j’ai toute suite adoré. Les rythmes très proches du zouk et la manière différente de danser, ça m’a bien plu. 
 
Décris un peu ton apprentissage initial de la kizomba.

Mon apprentissage initial de la kizomba vient de ma rencontre avec Morenasso, mon partenaire encore aujourd’hui.  

Je ne dansais pas du tout à l’époque, mais je regardais les clients danser et j’aimais bien. Je voulais juste apprendre un peu pour m’amuser en soirée pendant mes pauses, mais je n’avais pas le temps. 

Un soir, ma sœur me présente Morenasso, nous avons sympathisé, et quelques semaines après il m’a invité à danser. C’était en novembre 2009. Il m’a expliqué comment le suivre et puis j’ai appris à le suivre. A l’époque je dansais 30 minutes une fois par semaine, c’était vraiment juste pour m’amuser pendant ma pause. 

Quand et comment as-tu commencé à enseigner la kizomba?

En 2010, 3 mois après ma 1ère danse, Morenasso m’a demandé de participer avec lui au concours Africadançar. 

Suite à cela nous avons eu notre 1er contrat en Belgique, la fameuse video sur la scène à l’extérieur en rouge et noir. 

C’est cette vidéo qui a lancé notre carrière. Nous avons été contacté par différents organisateurs, dont 2 écoles réputées à Paris pour des cours réguliers. Ca a été très vite, à l’époque c’éatit tout nouveau, il y avait tout à développer.
 
On s’est pas mal questionné, à l’époque morenasso était footballeur professionnel, moi j’avais mon travail, et surtout j’habitais à 2h de Paris. Je venais une fois par semaine pour la soirée, mais c’était assez compliqué. 

Et puis je ne voulais pas faire des cours de kizomba, comme j’avais pu voir, un peu n’importe comment, sans pédagogie ni structure, et aussi en terme de qualité de show.  

Finalement, après réflexion, on s’est dit qu’avec les qualités techniques de morenasso, et mes qualités pédagogiques, on pouvait se lancer. 

Avant de commencer, on a pris des heures pour préparer les cours et commencer à développer et perfectionner notre technique  et notre pédagogie. 

C’est comme ça que j’ai commencé en 2010. Je faisais l’aller retour à Paris le lundi, le mardi et le jeudi, après mon travail, et aussi le week-end parce que les contrats sont très vite arrivés pour des festivals en France et en Europe. 

Comment as ton partenariat avec Morenasso développé? Comment décrirais-tu ta rôle dans ce partenariat, à part la danse?

Nous avons un fonctionnement collectif et individuel. 

Au départ, nous faisions tout ensemble, cours hebdomadaires, shows et festival le week-end.  
Morenasso apportait au niveau historique et technique spécifique à la kizomba/semba, de par son expérience, et moi j’apportait au niveau pédagogique et technique de façon plus générale(alignement, maintien du corps…) 

Pour les cours, en plus du Français, je parle anglais (pas trop mal), je comprend le portuguais, et morenasso parle portugais et espagnol. Cette qualité nous a permis rapidement de travailler un peu partout dans le monde et se faire comprendre de notre public. 

Après 2 ans, nous avons décidé de nous développer aussi chacun de notre côté pour les cours hebdomadaires, afin de pouvoir développer d’autres aspects de notre enseignement, et aussi élargir notre technique à un plus large public. 

La semaine, nous avons donc nos propres cours et ateliers de notre côté, et le week-end nous travaillons ensemble. 

Il n’y a pas de différence dans le travail avec Morenasso et moi, nous sommes au même niveau. J’ai la chance d’avoir un partenaire qui pense que le travail de la danseuse fait 50% de la danse, que ce soit en terme d’apport pédagogique, que de style et de danse. 

Mon rôle est complémentaire, nous préparons les cours et les shows ensemble.  

Nous sommes aussi très bons amis dans la vie, d’où notre complicité. C’est une vraie force dans ce milieu et dans ce style de vie, ou finalement on est très entouré mais très seul. 
 
Qu’est-ce que tu as fait comme efforts pour bâtir ta réputation? Quel genre de difficultés as-tu dû affrontés?

Mon premier effort a été de me faire accepter dans le milieu de la kizomba. Lorsque nous avons commencer, beaucoup de personnes n’acceptaient pas que Morenasso danse avec moi, une européenne, et pas avec une angolaise. J’ai eu du mal à trouver ma place dans le milieu angolais et à me faire accepter par les personnes déjà en place. Problème que je n’ai jamais rencontré dans le milieu salsa. On me saluait une fois sur 2, ou pas, on ne s’adressait jamais à moi, mais toujours à Morenasso, même si la personne parlait français ou anglais. 

J’ai travaillé de façon acharnée en m’entrainant en soirée, pour essayer d’être une bonne danseuse, et qu’ils ne puissent rien avoir à dire. 

Je suis une compétitrice dans l’âme, et je n’avais pas peur de souffrir. Pas peur de faire 2h de route pour aller à Paris et danser en soirée, et repartir pour 2h de route à 4h du matin, et aller travailler le lendemain matin.  

J’ai beaucoup travailler ma technique et ma pédagogie, pour arriver à ce niveau d’enseignement et de danse.  

J’ai écrit, beaucoup observé, beaucoup analysé, que ce soit en kizomba ou dans d’autres danses. Lorsque je ne dansais pas en soirée, je observais les danseurs et danseuses pour comprendre les systèmes et voir comment les améliorer techniquement. 

Je sais de quoi je parle, je suis capable de reproduire et d’expliquer tous les déplacements des garçons. 
Le deuxième a été de faire accepter mon style de danse. Beaucoup de critiques parce que je dansais en talon, alors qu’à l’époque tout le monde dansait pied nu dans les shows, parce que je levais le bras lorsque je tourbais par esthétisme mais aussi pout le fluidité de certains déplacements. On disait que la kizomba c’est pas de la salsa, de monter les bras, etc.. Alors que ce sont à la base des techniques que j’ai appris lorsque j’étais gymnaste, de toujours contrôler ses bras… 

Arriver à faire accepter sa différence de style à été un long chemin et ce n’est pas fini! 

De plus, je suis née dans le zouk (antillais) et dans beaucoup d’autres styles de musique qu’on écoute et quon danse en europe. Je ne danserais jamais comme une angolaise. Ma danse est le reflet de mon parcours et de qui je suis, mais l’égo de certains humains les poussent à croire que tu devrais être comme eux. 
 
As-tu affronté de défis particuliers en tant que femme?

Aujourd’hui, le challenge est constant. Les choses changent, mais le milieu de la danse dite sociale est un milieu d’hommes. On demande rarement à la femme ce qu’elle pense, on est souvent mises an second plan, nous ne sommes que des “suiveuses”, évidemment sans avis, qui ne font que suivre. Ca c’est la réalité que les danseuses subissent dans ce milieu. 

Je suis une femme de caractère et je suis une personne très réfléchi, je cogite beaucoup, du coup, ça a été compliqué pour moi au départ de comprendre pourquoi d’un seul coup je devrais être muette et effacée. 
J’ai donc du travailler 2 fois plus, pour leur faire comprendre que je ne suis  pas juste une poupée qui danse, mais bien un professeur à part entière et une danseuse à part entière, que je suis créative, même en dehors du couple Morenasso & Anaïs Millon.

J’y travaille encore, le milieu de la danse de couple reste un milieu d’hommes, dirigés par des hommes, et même souvent les femmes organisatrices ne s’adressent aussi qu’aux hommes. 

Les organisateurs, les élèves sont toujours surpris de voir que je prend la parole a 50% dans le cours, pour expliquer aux filles mais aussi beaucoup aux garçons , et aussi que j’ai mon propre avis sur des sujets.  

Mon challenge est donc à ce niveau, d’arriver à faire prendre conscience aux hommes de ce milieu que nous avons notre place en terme de danse mais aussi intellectuellement. 

En terme de challenge en danse, je suis mon propre challenge. Je veux être meilleure que moi-même il y a 2 jours. Je suis une éternelle insatisfaite et perfectionniste, donc je travaille pour atteindre ce que je veux et surtout pour continuer de progresser et d’évoluer. 
 
Qu’est-ce que tu dirais sont les éléments les plus importants pour ceux qui apprennent la kizomba, à fin de respecter la culture et la tradition de la musique?

Le respect de la culture c’est important. Mais la réalité, lorsque l’on commence une danse, ce n’est pas pour mieux connaitre une culture. C’est quelque chose qui arrive après. 

On est d’abord touché par un style de musique et aussi par la danse. C’est notre rapport avec cette communauté et cette danse qui va nous donner envie d’en apprendre plus. 

Pour moi ce qui est important, c’est d’apprendre et de maitriser les bases avant de chercher à faire des déplacements plus techniques. 

Il faut prendre son temps, ne pas sauter les étapes d’apprentissage.  

Il y a, comme dans toute discipline, une sorte de hierarchie dans les déplacements et les techniques de guidages qui sont vraiment nécessaires si on veut être agréable à danser pour l’autre, et clair dans ses déplacements.  

Avant d’apprendre a courir, on a d’abord appris à se lever, à tenir sur nos jambes, à marcher. C’est pareil en danse. 

La kizomba, c’est un dialogue entre 2 corps. On se parle sans utiliser les mots. On communique avec nos corps. Mais c’est un nouveau langage qu’il faut apprendre pour pouvoir le décoder et communiquer. Un peu comme on voudrait apprendre le langage des signes pour communiquer avec un sourd. Pour tenir une discussion on prend le temps d’apprendre. 

Que penses-tu de la controversie sur l’évolution de la kizomba, surtout en France?

Je distingue 2 types d’évolutions. Une évolution technique qui respecte la base de la kizomba, et une évolution liée aux loisirs. 

L’évolution technique, est à mon sens, nécessaire. C’est-ce qui rend la danse intéressante, et lui permet de durer. Les danseurs sont des artistes, ils expriment un ressenti en utilisant leur corps. C’est quelque chose de profond. Et nous sommes tous différents intérieurement. On part d’une base qui nous a touchée, la danse et la musique kizomba, et on utilise cette base pour créer de nouveaux déplacements. La musique qui évolue, est un grand atout pour cette créativité, chaque musique transmet une émotion particulière, qui nous touche ou non, et qui nous pousse à rêver, à imaginer de nouveaux pas. 

Si la kizomba marche aussi bien, c’est justement parce qu’elle est riche en terme de déplacements et de styles. Chacun se reconnait en un style, d’où son expansion si rapide. Chacun trouve sa place selon sa sensibilité.  
 
En France la kizomba touche dans sa globalité 2 publics:  un public de danseur, qui a au moins une expérience d’apprentissage dans une autre danse, et qui veut apprendre à danser correctement et progresser. De ce public, émerge des styles différents. 

Un public de clubbeur, qui sort du zouk (antillais). Ce public là, ne vient pas à la kizomba parce qu’ils veulent faire des déplacements et apprendre à danser, ils viennent pour faire des rencontres. Ils prennent 5 ou 6 cours histoire de comprendre le fonctionnement et après sont livrés à eux même.  

De chaque type de public émerge des choses nouvelles, plus ou moins en adéquation avec la kizomba. 
 
La contreverse concernant le style français est une fausse contreverse. 

Elle vient pour moi de personnes qui étaient là avant, dans les débuts, mais qui n’ont pas réussi à faire évoluer la danse. Tout le monde n’est pas créatif, et tout le monde n’a pas les capacités de suivre la cadence de l’évolution et de s’adapter. 

Et puis il y a les traditionnalistes, qui parce qu’ils sont angolais, voudraient que l’évolution leur appartienne, qui supporte mal de ne pas avoir une main sur l’évolution d’une partie de leur culture. 
Quant à cette histoire de style français, le style français n’existe pas. Aujourd’hui la scène internationale se compose de beaucoup de français. Sauf qu’ aucun d’entre nous n’a le même style.  
C’est très réducteur quand on voit ce que les français ont apportés à la kizomba, de réduire le style en France à 1 seul style. 

Je suis française et j’ai mon style, Félicien et Isabelle par exemple sont français et dansent différement de nous, Enah est français et danse différement, …. Aucun d’entre nous n’a le même style… Alors qui peut me définir ce que c’est que le french style? Parce que je vis en France, je sors en France et nulle part je vois un style bien défini. Il y a certes différentes mouvances, mais la Kizomba en France est à son image, multiculturelle. 

Est-il facile pour les femmes de progresser en kizomba sans professeur cavalière? Les cours sont-ils trop dirigés par les cavaliers?

Tout dépend ce que les filles veulent. Est-ce qu’elle veulent juste apprendre à suivre, ou  leur intention est de contrôler leur danse? 

Dans les cours aujourd’hui malheureusement, peu de danseuses sont des professeurs. Elles assistent uniquement leur partenaire pour montrer les mouvements, ne prennent pas ou très peu la paroles dans les cours de couples. Elles se cantonnent uniquement à des cours de lady styling où la plupart du temps elles ne font qu’une chorégraphie sans parler de posture, d’impact sur son partenaire, ou encore à quel moment on a la possibilité de placer des choses. Elles concentrent plus leur attention sur les mouvements de leur bassin ce qui est très réducteur quand au rôle de la femme en kizomba. 

Nous sommes trop peu à avoir une réflexion plus poussée. 

La kizomba est une danse de couple. Les filles ne sont pas là uniquement pour suivre, mais pour “accompagner” leur partenaire.  

En tant que professeur, la danseuse va pouvoir expliquer des choses qu’elle ressent par rapport à son expérience dans cette danse, tant au niveau de sa posture, de ses mouvements, de son style mais aussi au niveau du guidage. On vit des choses en tant que danseuse qu’un garçon ne ressentira jamais, à moins qu’ils dansent en tant que fille, et vice versa, les garçons ressentent des choses qu’on ne ressentira jamais, à moins de danser en tant que garçon. 

Pour moi, une femme peut progresser en kizomba si il n’y a pas de femme professeur, uniquement si le professeur homme à une réelle technique spécifique à la femme. 

J’ai formé un professeur en France pendant 2 ans, il a passé sa première année à faire la fille pendant les cours. Il était mon “assistante” lol. Aujourd’hui, il est capable de corriger les filles, de leur donner des conseils et de leur enseigner les techniques de filles. 

Beaucoup de filles arrêtent de prendre des cours, parce qu’elles s’y ennui. C’est dommage, parce qu’il y a énormément de choses à apprendre pour les filles. Et la danse ne dépend pas que du danseur. Je trouve que les partenaires de ses professeurs hommes, ont une responsabilité envers leurs élèves mais aussi envers cette danse, et devraient s’imposer un peu plus pendant les cours en couple. Elles devraient aussi en tant que professeur être capable de faire un cours seules où elles sont en position de leader.  
Mais ça commence à changer, c’est un milieu en pleine évolution! 
 
Quels conseils as-tu pour les femmes qui pensent à prendre une plus grande rôle, par exemple de commencer une communauté kizomba, organiser une soirée kizomba, ou ouvrir un studio de danse?

C’est très large comme question, parce que même si la kizomba est l’élement commun, ce sont des champs de développement très différents. 

Je dirais que la meilleure chose à faire est de prendre le temps de connaitre la kizomba, dans son ensemble, par la base, l’histoire (de sa création à aujourd’hui), et d’être ouvert pour que son public puisse trouver sa place. Savoir faire la différence entre du zouk (antillais qui a sa propre danse) et la kizomba (avec ses différents styles). 

Travailler dur, dans le respect des autres, le respect des plus anciens, le respect de ceux qui voient les choses d’une autre façon et savoir ouvrir la porte aux jeunes talents et aux nouvelles mouvances si ça nous touche. 

Ne surtout  pas oublier d’où l’on vient, parce que cette danse c’est du partage, du social. 
La kizomba nous a tous touché à un moment, nous a rapproché, et malheureusement lorsque l’on passe de l’autre côté, on oublie vite que l’on a été petit… 

4 Comments

  1. […] Amazingly, Anaïs agreed to finish the interview in writing (by e-mail). She blew me away with her considered and complete responses to my many questions. With her permission, I have put together the article below in English, but you can also read her original responses in French. […]

  2. Alain Raskin says:

    Je suis vraiment ému par autant de clairvoyance d’Anaïs, moi qui La prenait pour une danseuse douée, je découvre avec plaisir une cérébrale. Je comprends mieux ce qu’elle explique sans le dire dans ses cours : “marcher avant de courir ” .

    Je prends des cours particuliers avec Anaïs. A un moment je commençais à me décourager car je trouvais que cela n’allait pas assez vite pour que je puisse danser de façon autonome. J’ai alors envisagé de prendre des cours avec d’autres professeurs, toujours des femmes car je n’aime pas l’arrogance des hommes, mais à chaque fois j’étais frustré car je ne retrouve jamais ce qui m’a amené à la Kizomba, le style d’Anaïs, fier, précis , inicisif, exigeant et sensuel.

    Je préférerais arrêter la Kizomba que de ne pas apprendre avec elle. Pour moi elle est devenue LA source solaire du style français. Elle a fait d’une danse multi-style un peu brouillonne roots angolaise, une discipline avec des règles et des pré-requis, elle prépare ainsi le terrain à la créativité en élevant cette danse au Niveau d’un art à part entière.

    Peut-être une remarque. Je pense qu’Anaïs se pense en compétition avec les hommes alors qu’elle juste différente, pas de quoi se plaindre Queen Of Kizomba.

  3. Eko says:

    Bonjour,

    Pour commencer mais ça doit être moi, je ne vois pas la date de cette interview. J’aurai aimé savoir à quelle date elle a été faite. Il y a plus de 3 mois puis qu’elle déclare que Morenasso était encore son partenaire, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. A mon plus grand regret personnellement.

    lol “moi qui La prenait pour une danseuse douée, je découvre avec plaisir une cérébrale.”

    Anais est douée et cérébrale pour reprendre le mot. Ce n’est pas incompatible. Bien au contraire.

    La structure de son props rime parfaitement avec sa maitrise d’enseignement de la danse.

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